Éditorial
Une cohorte d'irresponsables
V. Di Candido
Le Québec, qui est resté longtemps sous la férule d'une doctrine dictatoriale où l'enfer menaçait les pécheurs qui défiaient l'Église et la classe politique bourgeoise, est maintenant en train de se positionner à l'autre extrême, une grande quantité de citoyens immatures se campant dans le « me myself and I » contemporain. Mais malheureusement, ce sont les enfants et les citoyens de l'avenir qui en paient la note.
Le sens du devoir et des responsabilités semble être complètement disparu chez beaucoup de gens. Les valeurs humaines ont pris le champ, l'humain laissé libre et sujet à une frénésie collective de débauche morale et d'individualisme. Par exemple, sous prétexte que la femme s'est libérée, on a assisté à une progressive abolition des contraintes morales, tant dans les relations hommes-femmes qu'en ce qui a trait aux traditionnels noyaux familial ou générationnel. Il est maintenant fréquent de voir une nudité excessive chez des « mémés » (et des pépés !) n'hésitant plus à dévoiler sans pudeur leur corps.
Là où ça devient beaucoup dramatique, c'est dans les cas de déresponsabilisation des parents. Une part croissante d'entre eux trouvent normal de laisser de jeunes enfants sans surveillance. Cela a directement conduit à plusieurs drames familiaux, quel que soit le milieu social, tantôt dans une maison possédant une piscine, tantôt dans un immeuble installé à proximité d'une autoroute ou d'un cours d'eau.
Cela sans compter la proportion accrue de personnes psychotiques et dangereuses qui assassinent leurs enfants ou leur conjoint(e), justifiant leur geste par un désir de voir le conjoint puni pour son infidélité extraconjugale ou encore tout simplement afin que leurs victimes puissent les accompagner dans l'au-delà.
À un degré moindre, l'irresponsabilité de beaucoup de parents joue également un grand rôle dans le manque d'éducation de leur enfant-roi, qui se croit dès lors autorisé à tout ce que bon lui semble : fugue, fréquentations douteuses ou alcool et drogues dès l'âge de la puberté. Nous en avons encore eu un exemple récemment avec ces parents néerlandais qui ont autorisé leur fille de 14 ans à faire le tour du monde en solitaire dans son embarcation, sous prétexte que c'était le « rêve de sa vie » -comme si elle avait vécu cent ans...
Mais comment en arrive-t-on là ? Manque de jugement moral ? Violence en réaction au sombre quotidien auquel on fait face ? Libéralisation trop rapide de nos mœurs ? Contamination des comportements sociaux ?
Il n'en demeure pas moins que le Québec est en train de s'établir comme l'un des pays où le prorata pour les infanticides est le plus élevé.
Pour un changement radical de comportements, il faudra bien plus qu'une juge Ruffo reconnue pour ses actions afin d'assurer la protection des enfants. Ainsi, il faudrait peut-être ramener les parents sur les bancs d'école car bien souvent, l'exemple vient d'en haut.
ÉCHOS ACTUALITÉS

Crédit : Sébastien Côté
Entrevue avec John Parisella
Montréal-New York : renforcer les liens
I. Gauthier
John Parisella, délégué général du Québec à New York depuis l'automne dernier, s'est récemment trouvé un nouveau cheval de bataille. Depuis quelques semaines, il milite activement afin que soit implantée une ligne de train rapide entre la Grosse Pomme et Montréal.
En juillet dernier, M. Parisella a fait le voyage entre New York et Montréal en train. Déconcerté par la durée du trajet, qui a nécessité onze heures, il travaille depuis à mettre à l'avant-plan ses idées sur les vertus d'un train rapide entre les deux villes.
« On sent que dans la classe politique américaine, il y a un intérêt certain pour le train rapide, spécialement depuis que l'administration Obama a confirmé son intention de développer ce moyen de transport. Il y a déjà des projets concrets pour la Californie et la Floride et, de notre côté, à la délégation, on pousse pour que l'idée d'une ligne entre New York et Montréal soit sérieusement explorée. »
John Parisella croit que les deux villes gagneraient énormément à être reliées par une ligne de train rapide : « Il y a beaucoup d'affinités entre les deux villes en matière de culture et de tourisme. Et sur le plan économique, les avantages seraient nombreux. Les gens d'affaires voyageraient avec plus d'aisance, et il serait également possible de faire le transport de marchandises. »
« On ne parle pas d'un rêve impossible. C'est une technologie qui est répandue en Europe, il s'agit de l'importer en Amérique du Nord. »
John Parisella s'assure que la délégation joue son rôle dans ce projet. « On fait du réseautage avec des décideurs, des gens influents. On parle autant aux gens de Washington qu'à ceux de l'État de New York. Lorsque le Québec ou le Canada envoie des délégués ou des ministres en mission aux États-Unis, on s'assure qu'ils rencontrent les bonnes personnes. On prend également soin d'être présents dans les médias, dans les forums.»
Autres travaux de la délégation
Le projet de train rapide a beaucoup d'importance pour les gens de la délégation du Québec à New York, mais il ne s'agit pas du seul dossier sur lequel ils travaillent. « La question énergétique est primordiale pour moi », explique le délégué général. « On a au Québec une énergie renouvelable, propre, fiable, sécuritaire et accessible, compétitive pour les prix. On a des ententes permanentes avec certains États de la Nouvelle-Angleterre et on vend à New York selon les besoins. C'est très rentable, mais on souhaiterait avoir une entente à long terme avec ce marché sans cesse grandissant. »
La délégation a un œil sur la question des échanges commerciaux. « Quand on entend parler de ce qu'il pourrait y avoir des clauses d'achat uniquement américain dans la législation américaine, cela nous interpelle, évidemment, et on intervient avec l'aide du gouvernement canadien et de l'ambassade afin de nous opposer à tout geste de protectionnisme qui peut survenir. » Les PME québécoises profitent aussi du travail de la délégation. « Il y a des compagnies d'ici qui cherchent à agrandir leur marché. Les grandes compagnies se débrouillent déjà bien, elles ont leurs contacts, mais ce n'est pas toujours le cas pour les PME. Nous sommes ici pour les épauler, les aider à trouver de nouveaux endroits pour faire le marketing de leurs produits. »
Ce n'est pas tout. « On essaie d'établir de meilleurs liens entre les penseurs de nos universités, trouver de nouvelles voies de coopération et d'échange. Il y en a déjà, mais ce n'est pas assez exploité à mon goût. »
« On travaille aussi à améliorer les liens économiques entre Montréal et New York, afin de favoriser un meilleur mouvement financier. Finalement, on assure une veille politique aux États-Unis, afin de voir ce que leur programme politique peut avoir comme impact sur le nôtre. C'est l'une de mes spécialités.»
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Crédit : Sébastien Côté
La Banque Royale le 360, rue Saint-Jacques
Une perte pour le Vieux-Montréal
La nouvelle n'est pas passée inaperçue : la Banque Royale, installée au 360 Saint-Jacques depuis un peu moins d'un siècle, emménagera d'ici deux ans dans de nouveaux locaux à la Tour de la Bourse, au square Victoria.
Dans la vie de tous les jours, ce déménagement ne risque pas d'occasionner de problèmes pour la clientèle de la Banque, puisque le nouvel emplacement sera situé à quelques centaines de mètres seulement de l'adresse actuelle. Mais sur le plan culturel et patrimonial, les conséquences du déménagement seront réelles.
Le 360 Saint-Jacques a été bâti par la Banque Royale du Canada en 1928. L'immeuble, qui comporte 21 étages et accueille aujourd'hui des entreprises de pointe, comporte un rez-de-chaussée tout à fait remarquable. Avec son plafond de 45 pieds de haut et ses planchers en travertin, le hall forme une harmonieuse mosaïque de marbre taillé à la main. L'architecture intérieure, inspirée de la renaissance italienne, met en valeur la finesse du classicisme romain. La Banque y a eu son siège social de 1928 à 1962, avant de déménager à la Place Ville-Marie, tout en y gardant depuis lors une succursale.
Pour Georges Coulombe, l'un des copropriétaires de l'immeuble, le départ de la Banque Royale est regrettable. « Il n'y a pas de mésentente avec la Banque, dit-il, mais nous déplorons son départ. C'est une institution qui s'en va. Son histoire était mêlée au 360 Saint-Jacques. À notre avis, le caractère patrimonial de l'immeuble aurait pu continuer de bien servir à la fois la Banque et le Vieux-Montréal. »
M. Coulombe, une figure de proue de la revitalisation du quartier dans les années 90 et 2000, s'est fait connaître ces trente dernières années pour la restauration de nombreux édifices patrimoniaux à Montréal. Le prix d'excellence SITQ Opération Patrimoine architectural de Montréal lui avait d'ailleurs été accordé en 2008 pour souligner son engagement public dans la préservation du patrimoine.
Adresse prestigieuse, le 360 Saint-Jacques figure dans de nombreuses publications touristiques comme une attraction majeure du Vieux-Montréal. Des dizaines de milliers de touristes en ont fait leur point de rendez-vous. Georges Coulombe y voit un exemple du rôle bénéfique que peut jouer le patrimoine dans la stratégie d'affaires de la Banque. « La mémoire a un rôle à jouer, affirme-t-il. Les entreprises comme les individus ont une histoire à raconter. De ce point de vue, le patrimoine n'est pas un poids, mais un atout à exploiter.»
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Crédit : Sébastien Côté
Entrevue avec Gilles Duceppe
20 ans en Bloc
C. Bergeron
13 août 1990. Le candidat indépendant Gilles Duceppe est élu dans la circonscription Laurier/Sainte-Marie. Candidat indépendant sur papier, il est déjà bloquiste dans l'âme. Dans la foulée de l'échec de l'Accord du Lac Meech, Lucien Bouchard forme une coalition qui réunit des députés libéraux et progressistes-conservateurs, sous le nom de Bloc québécois. La coalition, qui se transforme en un parti politique officiel le 14 juin 1991, rafle 54 sièges lors des élections fédérales de 1993. L'ex-candidat indépendant Gilles Duceppe est réélu haut la main.
Aujourd'hui, le Bloc constitue toujours la première force politique fédérale au Québec. Vingt ans ont passé depuis sa création. Pour Gilles Duceppe, les raisons d'être du parti sont les mêmes. « À l'époque de l'Accord du Lac Meech, dit-il, trois options étaient disponibles : le statu quo, la souveraineté et le fédéralisme renouvelé. Nous avons vu que le fédéralisme renouvelé ne pouvait pas marcher. Il reste le statu quo ou la souveraineté. La raison d'être du Bloc n'a pas changé, c'est de défendre la souveraineté et les intérêts du Québec. »
L'échec de l'Accord du Lac Meech fut une crise politique majeure dans l'histoire du Québec. Il a mené directement au référendum sur la souveraineté cinq ans plus tard, en octobre 1995. M. Duceppe croit-il qu'une telle crise pourrait de nouveau surgir dans un avenir approché ?
« C'est difficile à dire. On ne peut pas prévoir ça. Avant l'Accord du Lac Meech, à la fin des années 80, c'était le désert, rappelez-vous. M. Bouchard était ministre conservateur à Ottawa. Les crises, ça se prépare longtemps, parfois sur des années. » M. Duceppe reprend le même raisonnement sur la question du rapport de force entre le mouvement souverainiste et Ottawa. « Le rapport de force, ça va, ça vient, mais il est certain qu'avec le PQ au pouvoir à Québec, le contexte redevient beaucoup plus favorable pour les souverainistes. »
À la base du conflit entre le Québec et le Canada se trouvent des intérêts divergents, selon M. Duceppe. Tout comme Bernard Landry, dans notre dernière édition, il cite l'exemple de la commission pancanadienne des valeurs mobilières que veut créer le gouvernement conservateur. Une initiative qui va directement à l'encontre de l'autonomie du Québec, qui possède déjà l'Autorité des marchés financiers pour réglementer les valeurs mobilières.
Sur le plan linguistique, M. Duceppe n'est pas plus optimiste. « Je dis souvent qu'à Ottawa, il y a deux langues officielles, l'anglais et la traduction simultanée. » Pour lui, le bilinguisme tel que Pierre Elliott Trudeau l'a théorisé est un mythe qui n'a rien à voir avec la réalité. Le Québec, privé des outils à l'aide desquels il pourrait vivre dans sa propre norme, est condamné à vivre dans les conditions édictées par d'autres.
Pour souligner son 20e anniversaire au Bloc, le chef Gilles Duceppe convie la population à une fête samedi le 14 août au Parc Lafontaine. Une façon de reprendre des forces avant d'affronter l'automne, session qui s'annonce houleuse, avec un gouvernement conservateur ne voulant plus se laisser brider par son statut minoritaire.
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Crédit : Mathieu Couture / Zoofest
La 2e édition du Zoofest
Le p'tit nouveau
Sara Dufour
Le bilan de l'édition 2010 du Zoofest est positif, les chiffres le prouvent. Ce «côté givré» du Festival Juste pour Rire a plus que doublé sa fréquentation par rapport à l'an dernier, passant de 13 000 à 30 000 festivaliers. « Les choix artistiques, la programmation plus cohérente que l'édition précédente et le phénomène du bouche-à-oreille ont fait une grosse différence », explique Martin Durocher, directeur artistique du Zoofest.
L'an dernier, pour sa première édition, ce tout nouveau s'inspirait du festival Fringe de Montréal où quatre principes dominent : aucune direction artistique, aucune censure, participation de n'importe quel artiste, prix des billets minime et 100 % des recettes versées aux artistes. Cette année, le modèle du Zoofest s'est affiné, mais demeure tout aussi déjanté.
« J'arrivais de trois ans de dépistage de talents pour Juste pour Rire. C'est alors que Gilbert Rozon m'a demandé de donner une qualité artistique à l'événement Zoofest. La nouvelle programmation a donné l'élan », précise le nouveau directeur artistique. Le but du festival est de faire découvrir des talents émergents dans les milieux de l'humour, du théâtre, du cirque, de la musique et parmi plusieurs autres formes d'art. C'est multi-genre, bilingue et international. « On n'a aucune prétention. Si quelqu'un va à un show du Zoofest, il prend un risque d'aimer ou non. »
Pour le public, les conditions sont optimales : il y a un vaste choix de spectacles sélectionnés pour leur qualité, les billets ne dépassent jamais les 25 $ et les salles sont petites, ce qui permet de vivre une expérience intime avec les artistes. Pour ces derniers, les conditions sont également excellentes. « Ils n'ont pas de cachet, mais on partage les revenus à la porte à 50 %. C'est une coproduction entre nous et les artistes. On double alors notre force. Eux, ils nous offrent leurs talents et nous, on leur offre les salles et un marché ! »
De toute évidence, la formule est gagnante puisque, au grand bonheur des artistes, plusieurs d'entre eux ont fait salle comble et ont eu accès à des opportunités très intéressantes. « Les trois quarts des shows ont été sold out autant du coté francophone qu'anglophone ! C'est le cas pour Noël Fielding, par exemple. Et on a eu des supers échos. Serge Denoncourt m'a appelé pour me dire qu'il avait vraiment apprécié le talent du Britannique Kim Noble. Marie-Lise Chouinard s'est fait proposer des offres comme la mise en scène des prochaines Parlementeries ! »
Le bilan de Zoofest 2010 est donc favorable et Martin Durocher se dit très confiant pour la prochaine édition. Dès le mois d'août, il repart faire la tournée des festivals afin de dépister d'autres talents. « Nous allons redoubler d'efforts.»
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Chronique communautaire
Qu'est-ce que le bien commun ?
J. Rebelo
À l'heure où l'individualisme règne, comment peut-on travailler ensemble pour le bien commun ? Pour contrer le problème, ou pelleter le problème par en avant, les instances publiques ont décidé que les projets collectifs doivent être issus d'une concertation. Je me permets une petite parenthèse sur la concertation : ne devrait-on pas changer le mot pour concert-action ? Peut-être, car il y aurait plus d'action et moins de « bla bla bla ensemble », comme le dirait si bien Paul Arcand, animateur du 98,5 FM.
Les gens d'une communauté doivent donc se concerter afin de réaliser un projet. Grande contradiction. Comment réaliser des projets pour le bien commun si les membres d'une communauté défendent principalement leur intérêt personnel ? L'actualité regorge de beaux projets coulés par des intérêts individualistes et j'ai d'ailleurs assisté récemment à l'avortement d'un projet qui visait à transformer un îlot de chaleur en îlot de fraîcheur. En effet, le projet n'eut même pas le temps d'être expliqué que les intérêts individualistes prirent le dessus. « Au diable l'air pur et un environnement agréable, moi, je ne veux pas perdre mon confort. » Pourtant, ce sont les mêmes gens, politiciens inclus, qui prétendent travailler pour améliorer la qualité de vie des résidents.
Un autre exemple. On s'entend tous pour dire que l'on doit offrir un avenir meilleur à nos enfants, que ce soit d'un point de vue économique, environnemental ou social. Dans les faits, on leur crie après s'ils font trop de bruit au restaurant ou même dans les parcs. Encore une fois, le Moi prime.
Même le CSSS va dans le même sens en employant des organisateurs communautaires qui, dans les faits, agissent comme des saboteurs de projets collectifs, tel le programme « Québec en forme » pour ne nommer que celui-là. Pendant ce temps, le même CSSS entreprend des coupures budgétaires massives dans les soins à domicile et dans d'autres programmes ayant un impact direct sur le bien-être des gens.
Le bien commun est-il mieux servi par ces illustrations ? Évidemment que non. Pour atteindre le bien commun, encore faut-il que l'on fasse passer les intérêts d'une collectivité avant les nôtres. Plusieurs communautés relèvent ce défi. Ça, à Montréal, c'est toujours plus ardu...
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ÉCHOS IMMOBILIER

Crédit : Sébastien Côté
1, McGill -- appartement 220
La valeur sûre
À deux pas du Vieux-Port et du fleuve, l'élégant édifice en impose. Le 1 McGill se démarque par sa noblesse et sa prestance. Situé sur de la Commune, une rue recherchée du Vieux-Montréal, il en constitue l'une des adresses les plus prestigieuses.
Pourquoi ne pas vous offrir une visite ? L'appartement 220 pourrait être votre prochain coup de foudre. Ce condo spacieux de 1 061 pieds carrés, avec deux chambres et deux salles de bains séparées, possède un hall d'entrée en céramique, fait d'insertions de mosaïque. Le reste des pièces est à l'avenant : salon et salle à manger à aire ouverte (plancher en lattes d'érable), cuisine urbaine avec électros haut de gamme en inox, chambre des maîtres avec salle de bains attenante (bain remous en coin, comptoir de granit, penderie)...
À la beauté des lieux s'ajoute aussi la commodité : lavoir et rangement adjacents, garage intérieur, climatisation centrale, insonorisation supérieure. La deuxième chambre à coucher et la deuxième salle de bains, qui comporte une grande douche de céramique et verre dernier cri, permettent de vivre plus à l'aise.
Cet espace de vie a été rénové au goût du jour et jouit d'une décoration soignée. Laissez-vous séduire par la sérénité et les couleurs bonheur ! Le jardin privé, entouré d'immeubles historiques, offre le meilleur de la vie dans le Vieux-Montréal. Le grand balcon surplombe les bassins d'eau et les fontaines, tandis que la terrasse commune sur le toit vous donne une vue imprenable sur le Vieux-Port, le Vieux-Montréal et les feux d'artifice.
Le 1 McGill bénéficie des services d'un portier 24 h, d'une salle d'exercices et de saunas, ainsi que d'une salle de réunion. Au besoin, le confort de la vie personnelle peut donc se conjuguer au confort de la vie professionnelle. Idéal pour exécutif ou pour un pied-à-terre. Prix demandé : 479 000 $.
Pour plus d'informations ou pour obtenir un rendez-vous, veuillez contacter Louise L'Heureux, courtier immobilier de Royal Lepage Dynastie, au 514-271-4820. Mme L'Heureux, qui a 25 ans d'expérience dans le domaine de l'immobilier, est active au 1 McGill depuis les débuts en 1993. (Voir aussi sa publicité en page 3)
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Crédit : Courtoisie
Chronique Amoureux du quartier
Jasmin Roy
UN INCONTOURNABLE À MONTRÉAL
Le glacier Bilboquet sur la rue Bernard. C'est l'endroit idéal pour déguster les meilleures glaces à Montréal. Ils préparent les sorbets et crèmes glacées sur place avec des ingrédients de grande qualité.
POUR SE DÉPAYSER
La Petite Italie. Pour l'accueil, pour la chaleur italienne, pour découvrir de nouveaux restaurants et avoir l'impression d'être ailleurs même si on est au centre-ville de Montréal.
LE SECRET LE MIEUX GARDÉ EN VILLE
La boutique Camélia Sinensis à côté du cinéma du Quartier Latin, l'endroit numéro 1 pour acheter son thé. Les propriétaires font le tour des grands pays d'Asie pour nous rapporter les meilleures feuilles de thé. Vous avez sur place un salon de thé et on donne également des cours sur la façon d'infuser ses thés.
VOTRE RESTO PRÉFÉRÉ POUR UN SOUPER ENTRE AMIS
Ateliers et Saveurs au 444, rue Saint-François Xavier, un endroit unique où l'on cuisine ses petits plats comme de grands chefs. Vous vous réunissez en groupe et vous allez vivre une expérience hors du commun en préparant avec vos amis des plats dignes des plus grands chefs.
POUR REFAIRE LE MONDE AUTOUR D'UN VERRE
Pour relaxer, discuter, échanger, Le Gotha Lounge sur la rue Amherst est l'endroit idéal. Ils ont une carte de martinis spectaculaire et un foyer durant l'hiver pour faire de l'après-ski au cœur de la grande ville.
POUR ACHETER UN CADEAU ORIGINAL
La boutique Ludovick sur la rue de la Montagne. Les deux propriétaires font le tour du monde et nous rapportent des objets de décorations et des œuvres d'arts uniques que vous ne retrouverez nulle part ailleurs au Canada.
POUR DÉCORER SA MAISON
La boutique Zone dans le Plateau Mont-Royal, une boutique de décoration accessible pour tous les budgets. Vous trouverez sur place les grandes tendances en décoration.
CE QUE VOUS AIMERIEZ CHANGER DANS LA VILLE
Les fermetures de rue continuelles.
UNE ÉPOQUE À REVIVRE À MONTRÉAL
Les fêtes de la Saint-Jean sur le Mont-Royal dans les années 70. L'ambiance était exceptionnelle.
LE DERNIER SPECTACLE QUI VOUS A PLU
La mélodie du bonheur. Denise Filiatreault a fait un travail remarquable et nous retrouvons avec joie l'histoire qui a marqué notre jeunesse.
SI LA VIE ÉTAIT UN FILM, LEQUEL SERAIT-IL POUR VOUS ?
Star Wars parce que, quelquefois, j'ai l'impression de vivre dans un film de science-fiction.
À LIRE ET RELIRE
Conversation avec Dieu de Donald Walsch. Une lecture inspirante sur la manière de devenir un meilleur être humain.
ÉCHOS CULTURE

Crédit : Courtoisie
Chronique histoire
Louis-Hector de Callière
É. Major
Collaboration spéciale
En 1690, les Anglais planifient à leur tour l'invasion de la Nouvelle-France. Tandis que William Phips essaie de prendre Québec, Fitz-John Winthrop doit quant à lui fondre sur Montréal. Cependant, une épidémie de petite vérole décimant les alliés iroquois, ainsi que des retards dans la livraison des vivres et munitions entraînent l'abandon de l'expédition. Ces aléas permettent à Callière et à ses troupes de rallier Québec qui subit le siège de Phips. Ce renfort n'est pas étranger au succès des Français qui réussissent à tenir tête à Phips et à ses troupes obligés de retraiter en octobre 1690.
Ce succès conforte Callière dans ses desseins de fortifier la ville de Montréal contre les menaces futures. C'est ainsi que, dès 1691, il entreprend de faire creuser un fossé le long de l'enceinte érigée deux ans plus tôt. Puis, en 1693, il fortifie le côteau Saint-Louis où se trouve un moulin. C'est sans doute la ferveur de son engagement et la détermination dont il fait preuve envers les affaires de la colonie qui valent à Callière d'être fait chevalier de Saint-Louis, le 1er février 1694 - cela, alors que Frontenac lui-même n'a pas encore reçu cette distinction honorifique...
Le 4 juillet 1696, à la tête de 2 000 hommes (une combinaison de miliciens, de troupes régulières et d'alliés amérindiens), Callière se rend jusqu'à la rive sud du Lac Ontario pour attaquer les Onontagués. Sans être décisive, cette campagne entame le moral des Iroquois qui, à compter de ce jour, ralentiront considérablement leurs attaques contre les Français.
Le 29 novembre 1698, à la mort de Frontenac, Callière reçoit le titre de gouverneur intérimaire, un poste qu'il souhaite occuper de manière plus officielle et qu'il doit disputer à son rival Vaudreuil qui jouit également de solides appuis. Habile et rusé, Callière parvient cependant à le prendre de vitesse grâce à son émissaire, Augustin Le Gardeur de Courtemanche, rapidement dépêché en France, et surtout, grâce à l'ambassade de son frère François qui est un proche du roi. C'est ainsi que Callière occupera le poste de gouverneur de la Nouvelle-France de 1699 jusqu'en 1703. Son excellence et ses compétences administratives dans les affaires d'État ne se démentiront pas tout au long de ce mandat, même si la population lui reprochera parfois sa sévérité et son intransigeance. C'est durant cette période, plus précisément en 1701, qu'il fera construire le fort Pontchartrain qui deviendra plus tard la ville de Détroit. Cet établissement contribue à freiner l'expansion anglaise dans la vallée du Mississipi et vers la région des Grands Lacs.
Mais son plus grand fait d'armes, si l'on peut dire (car il s'agit avant tout d'un geste en faveur d'une paix durable), demeure son implication dans la ratification du fameux traité de 1701 par lequel il obtient une promesse formelle de neutralité de la part des nations autochtones, notamment de ses anciens ennemis iroquois. Cet événement marquera un tournant dans les relations franco-indiennes. Déliée de la menace iroquoise, la colonie française peut désormais consolider son réseau commercial vers les Pays d'En-Haut tout en poursuivant une stratégie d'endiguement par rapport aux colonies de la Nouvelle-Angleterre.
Callière meurt à Québec le 26 mai 1703 d'une hémorragie, durant la messe de l'Ascension. L'historien Charlevoix signale qu'il mourut « autant regretté, que le méritoit le Général le plus accompli, qu'eût encore eu cette Colonie, et l'Homme, dont elle avoit reçu de plus importans services ».
Le 29 août 1899, la Ville attribue à l'une des rues du Vieux-Montréal le nom de Callières (aujourd'hui de Callière). De nos jours, Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, situé sur les lieux mêmes où se sont joués ces moments forts de l'histoire, continue d'immortaliser son nom.
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Crédit : Courtoisie
Chronique vins
Le Clos Jordanne : un beau défi du Niagara
J. Saine
Fondé en 2000 et propriété de Vincor International, ce domaine de 31 hectares est l'un des plus avant-gardistes de la péninsule du Niagara quant à la qualité de ses vins et aux soins méticuleux qu'on y apporte tant dans le vignoble que dans le chai.
À l'instar de la Bourgogne et grâce à un microclimat bénéfique, Le Clos Jordanne cultive uniquement les cépages chardonnay et pinot noir. Les principes de la culture biologique y sont mis en application dans le vignoble qui est certifié depuis 2005 par Écocert Canada : pas de produits chimiques, épandage de soufre et de cuivre pour prévenir les maladies fongiques, couvre-sol qui attirent les insectes bénéfiques, rendements bas qui garantissent une meilleure qualité et la complexité des raisins, etc. De plus, c'est un des seuls vignobles du Niagara où la vigne est couverte de filets pour la protéger contre les oiseaux gourmands.
Situées sur l'escarpement du Niagara à Jordan, les quatre parcelles du domaine, soit Le Clos Jordanne, Claystone Terrace, La Petite Colline et Talon Ridge jouissent d'un emplacement de choix dans une nature protégée et respectée. Vinifiés dans les règles de l'art, les vins subissent peu de manipulation afin de respecter leur lieu d'origine et d'en extraire finesse et complexité, sans qu'on y recherche nécessairement la puissance.
Toutes les étapes sont rigoureusement élaborées de la vigne à la bouteille. Après avoir séjourné 18 mois en fûts de chêne, le chardonnay et le pinot noir sont mis en bouteille et gardés au cellier pendant six mois avant leur mise en marché. En compagnie de Thomas Bachelder, éminent œnologue, et de son assistant Sébastien Jacquey, nous avons dégusté les vins du millésime 2007 présentement disponibles à la SAQ, prêts à boire mais pourvus d'un magnifique potentiel de garde. Voici notre sélection.
Chardonnay Claystone Terrace 2007 (40,25 $ - 10697331)
Fruité et floral, fraîcheur et minéralité prononcées, finale ronde. ***1/2
Chardonnay Le Grand Clos 2007 (66 $ - 10697403)
Saveurs raffinées et élégantes de poire et de pêche, finale ronde et grasse. Extra ! ****
Pinot Noir Claystone Terrace (46 $ - 10697358)
Effluves de violettes et d'épices, saveurs minérales bien structurées et tanins souples. ***1/2
Pinot Noir La Petite Colline 2007 (40,75 $ 10697374)
Beaucoup de fraîcheur, effluves élégants, notes souples de baies rouges. ***1/2
Pinot Le Grand Clos 2007 (71 $ - 11072325)
Très élégant et grande complexité des saveurs, corsé mais très grande finesse.
Magnifique ! ****
SÉLECTION DU MOIS
Les Christins 2007, Vacqueyras, Perrin (23,15 $ - 872937)
Magnifique millésime pour ce Rhodanien aux effluves cuirés et aux saveurs de cerises prononcées avec une finale souple. À la fois élégant et puissant. ***1/2
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Crédit :Gilles Proulx / Parc Jean-Drapeau
Calendrier culturel
S. Dufour
On aime le FFM
Du 26 août au 6 septembre prochains, on va au cinéma ! Oui, le Festival des Films du Monde compte projeter de très nombreux films provenant des cinq continents lors de cette édition 2010.
Le 34e FFM s'ouvrira avec la présentation de Route 132 de Louis Bélanger, film également en compétition mondiale. Écrit par Louis Bélanger et Alexis Martin, le scénario met en vedette François Papineau, Alexis Martin, Alice Morel-Michaud et Andrée Lachapelle. C'est l'histoire de Gilles, un homme dans la trentaine, qui vient de perdre son fils et ne peut l'accepter. Il fuit donc pour noyer son chagrin et retrouve Bob, un vieil ami magouilleur qui cherche un coup fumant pour se sortir de la misère. Ensemble, les deux protagonistes prennent le large sur la route 132 en direction du bas du fleuve afin de berner les « provinciaux » et cambrioler leurs Caisses populaires !
Un hommage sera rendu à la grande star du cinéma français et international Nathalie Baye qui sera à Montréal pour présenter une sélection parmi les nombreux films qu'elle a interprétés. Serge Losique, président du FFM, se dit très fier d'accueillir l'une des plus grandes actrices du 7e art et de lui décerner le Grand Prix spécial des Amériques. « Nathalie Baye a joué avec les réalisateurs les plus reconnus non seulement du cinéma français tels Alain Cavalier, Nicole Garcia, Jean-Luc Godard, Tonie Marshall, Maurice Pialat, Bertrand Tavernier ou François Truffaut, mais aussi du cinéma international comme Marco Ferreri, Tsai Ming-liang, Steven Spielberg ou Robert Wise, pour n'en nommer que quelques uns. »
En plus de présenter des sections habituelles comme «Compétition mondiale», «Hors concours» ou encore «Documentaires du monde», le programme 2010 comprend également le 41e Festival du film étudiant canadien et le Cinéma à la belle étoile. Le dévoilement de la programmation se fera au cours du mois d'août. www.ffm-montreal.org
C'est la fête !
Tous peuvent se réjouir, la Fête des enfants de Montréal est de retour du 13 au 15 août 2010 ! Les familles sont invitées à s'amuser gratuitement au Parc Jean-Drapeau à l'occasion de la 12e édition de cette grande fête donnée en l'honneur des petits.
Cette année encore, on y promet une foule d'activités, voire une centaine ! Des spectacles de chant, de musique, de danse, des ateliers créatifs et sportifs, des jeux gonflables, et bien d'autres. Et il y a de la nouveauté au programme ! On initie les jeunes entre autres au patinage sur une patinoire synthétique et, à tour de rôle, défileront plusieurs fois par jour la Fanfare Faux Nez, l'école de percussions afro-brésilienne Zuruba, la Compagnie franche de la marine de Montréal et le 78th Fraser Highlanders, ainsi que des dragons chinois !
Le but est de s'amuser et de faire de belles rencontres. Un éventail de services est en outre offert tels que l'aménagement de haltes-bébés, de tables à langer, de stationnement pour poussettes et même une consigne à glacières ! Tarif : GRATUIT. Pour en savoir davantage, visitez le site Internet www.fetedesenfants.ca.